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SOUVENIR
Ils n’oublient pas le Général De Gaulle
Une vingtaine de personnes ont célébré l’anniversaire de la disparition du Général De Gaulle. Des membres du Mouvement initiative et liberté (MIL) accompagnaient élus, militants et sympathisants. / NB
40 ans après sa mort, l’empreinte du général De Gaulle est toujours aussi forte. Une vingtaine de militants et sympathisants d’Istres et des villes voisines se sont réunis, hier en début d’après-midi, sur l’esplanade Charles De Gaulle, près de l’étang de l’Olivier pour déposer une gerbe en mémoire du père de la V°République, décédé le 9 novembre 1970.
Dans le sillon d’Alain Aragneau, Michel Leban et Jack Emery, les personnes présentent, dont les conseillers municipaux Elisabeth Greff, Gisèle Landais et Olivier Mayor, se sont recueillis devant la croix de Lorraine.
Alain Aragneau indiquait ensuite qu’une association gaulliste verrait le jour l’an prochain sur Istres. NB
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Biographie de Charles DE GAULLE
Né à Lille le 22 novembre 1890, Charles De Gaulle entre à l’école de Saint-Cyr à 18 ans. 13ème de sa promotion il rejoint le 33ème régiment d’infanterie d’Arras alors commandé par le colonel Pétain.
Il gagne rapidement la confiance et les éloges de Pétain, et accède au grade de lieutenant. Quelque mois après le début de la Grande Guerre, il est promu capitaine. Il fait alors preuve d’un vif engagement lors des combats. Blessé à trois reprises et décoré de la Croix de Guerre, il est finalement fait prisonnier au terme d’une courageuse bataille à Verdun et tente de s’évader cinq fois.
Après s’être marié en 1921, il rejoint l’école de Saint-Cyr pour enseigner mais ses théories qui mettent l’accent sur le mouvement et le rôle des blindés suscitent l’hostilité de ses supérieurs. En 1925, il est appelé par le Maréchal Pétain pour écrire une histoire du soldat français. Les revendications de paternité de ces ouvrages sépareront les deux hommes.
Lorsque les combats de la Seconde Guerre mondiale débutent en mai 1940, le colonel De Gaulle nommé à la tête d’une division cuirassée se distingue en menant une contre attaque efficace à Montcornet.
Très vite, Paul Reynaud, président du Conseil, lui donne un poste au Ministère de la Défense. Mais De Gaulle est fermement opposé à toute armistice. Quand Pétain signe la paix, il choisit l’exil en Angleterre pour pouvoir poursuivre le combat.
De Gaulle défie le maréchal en lançant le 18 juin son célèbre appel dans lequel il appelle à poursuivre le combat contre les forces de l’Axe.
Le nouveau gouvernement français répliquera en le faisant condamner à mort par contumace, pour haute trahison. De Gaulle unifie ensuite la résistance intérieure par l’intermédiaire de l’ancien préfet Jean Moulin.
Quelques jours après le débarquement en Normandie, De Gaulle prononce le 26 août 1944 un discours acclamé et fait un triomphe lorsqu’il descend les Champs-Élysées et usant de son talent d’orateur. Il prononce sa célèbre phrase :
« Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »
Dès le 3 septembre, il prend la tête du gouvernement provisoire qui doit faire face à des missions délicates : poursuivre la guerre jusqu’à la défaite de l’Allemagne nazi.
De Gaulle instaure donc un gouvernement d’unité nationale qui doit répondre aux attentes de chacun, y compris des communistes.
Tandis que de nombreuses entreprises sont nationalisées, les femmes obtiennent le droit de vote.
Mais la constitution qui se prépare oriente la France vers un régime parlementaire qui ne flatte guère la conception présidentielle du pouvoir de De Gaulle. Il démissionne donc le 20 janvier 1946 et expose son point de vue lors de la Conférence de Bayeux au mois de juin suivant.
Après avoir fondé le Rassemblement du Peuple Français (RPF) en avril 1947, parti d’abord très influent mais qui décline rapidement De Gaulle se retire de la vie politique en 1953. Il entame alors ce que Malraux appellera sa « traversée du désert ».
En 1958, les événements d’Algérie précipitent le retour du Général sur le devant de la scène. Il est rappelé le 29 mai à la Présidence du Conseil par René Coty.
Il charge alors Michel Debré de rédiger une nouvelle constitution qu’il fait approuver par référendum au mois de septembre suivant. En janvier 1959, il devient président d’une France désormais sous le régime de la Cinquième République.
Alors que l’indépendance de l’Algérie est effective, Sur le plan international, de Gaulle impose sa vision de la France qu’il veut émanciper de ses anciens alliés.
L’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis est un de ses thèmes privilégiés. Cela le conduit à faire sortir la France de l’OTAN en 1966. Il décide également d’opter pour l’armement nucléaire.
Sa position face à l’Europe est plutôt favorable mais par deux reprises il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni qu’il considère trop proche des Etats-Unis. Il commet en 1967 un dernier coup d’éclat en proclamant :
« Vive le Québec libre », suscitant ainsi la colère des autorités canadiennes.
Les étudiants parisiens, sous l’impulsion des mouvements gauchistes, déclenchent en mars 1968 des manifestations et des blocages d’universités. Ils revendiquent, entre autre, une refonte de l’université, mais ils expriment surtout un besoin de changement dans la gouvernance du pays. Face à un mouvement qui ne faiblit pas, de Gaulle s’envole sans prévenir le 29 mai pour Baden-Baden.
A son retour, il prononce un discours de fermeté où il dénonce la « chienlit » et appelle à manifester pour le pouvoir en place.
La mobilisation qui suit cet appel est un succès, et le nouveau parti de De Gaulle sort renforcé des législatives de juin 1968.
Le 27 avril, lors d’un référendum sur la régionalisation, les Français votent contre la loi et l’homme. De Gaulle démissionne dès le lendemain et passe la dernière année de sa vie à Colombey-les-Deux-Eglises.
Le Général De GAULLE s’éteint le 9 Novembre 1970 dans la propriété Familiale de LA BOISSERIE à Colombey les deux églises.
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Conformément aux engagements que j'ai pris lors du dépôt de la gerbe le 9 novembre 2010, Je créerai en 2011 avec les GAULLISTES Istréens et toutes les personnes qui veulent honorer ce grand homme, une association dont le but sera d’entretenir un devoir de mémoire de l’action du Général et de l’homme d’Etat.
Alain Aragneau