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C’est avec émotion que nous avons appris, tout à fait par hasard, que monsieur Abdelkader KEHIHA venait d’entamer une grève de la faim sur le parking du SAN ouest Provence ( son employeur ) au motif d’une mutation qu’il considère comme politisée.
En l’état d’un dossier que nous ne connaissons que très partiellement, il s’agirait d’un conflit employeur employé et comme tout litige d’intérêt professionnel il devrait dans la négociation trouver une transaction, si les termes contractuels le permettent.
En portant sur la place publique ces faits, Monsieur KEHIHA met en avant sa qualité d’élu du groupe majoritaire municipal pour dénoncer ce qu‘il appelle « une mutation politique ».
Sur le principe administratif général il faut rappeler qu’il est toujours délicat d’être élu et employé par la collectivité qui travaille avec sa ville.
Il faut aussi admettre que le territoire du SAN est composé de six communes et que le « patron du san » peut, en fonction des besoins des contribuables, déployer ses effectifs sur l’ensemble du périmètre de Ouest Provence.
La difficulté résiderait alors dans la capacité du concerné à démontrer qu‘il s’agit bien d‘une sanction déguisée et d’en rapporter la preuve.
Nous nous persuadons que monsieur KEHIHA a bien mesuré ces paramètres et que c’est lui seul qui a décidé son action.
Pour nous qui n’appartenons à aucune majorité locale, nous regrettons les excès de toutes natures qui favorisent les réactions en chaîne et focalisent les consciences sur l’affrontement, et dans cet esprit, l’équipe de Madame JOULIA possèderait des références certaines qui contribueraient à être utilisées à des fins partisanes.
Nous notons que pour organiser la spontanéité d’un tel mouvement de contestation l’équipe de madame le Maire, a du mettre toute son expérience en y ajoutant des moyens qui seraient propre à la collectivité.
Pour nous s’il s’agissait d’une décision politique qui conduit à une sanction déguisée, nous la condamnons !
S’il s’agissait d’une affaire privée entre l’employeur et son employé, elle doit se traiter dans le cadre du code du travail, dans la sérénité et le respect des personnes.
Dans cette affaire nous resterons vigilants, nous gardant bien de toute intervention intempestive et nous continuerons à informer les Istréens en dénonçant les pratiques scandaleuses et anormales qui pénalisent actuellement nos institutions locales, la politique Istréenne et l’ensemble de la population d’Istres.
Dans un état de droit, nous espérons que le discernement l’emportera sur ce nouveau clivage, pour que chacun ne soit tenté d’y voir la médiatisation d’un douloureux événement qui se transformerait en la circonstance en un « coup politique ».
Alain Aragneau et Jack Emery.