La suite, n’est pas très brillante !
Le soldat Fanfaron rougeoyant et un tantinet enrhumé, ah ce vent !
Une centaine de curieux à l’inauguration, plus attirés par la diablerie énergique des saltimbanques que par les quatre élus présents, un discours de l’adjoint aux festivités qui lu laborieusement le programme, et comble de loyauté, l’équipe municipale qui offrit un apéritif devant les cafés avoisinants, vides de clients.
Les commerçants médusés ont apprécié à sa juste valeur, ce geste du « Municipal ».
Et le vent qui soufflait, soufflait, comme pour rappeler que l’air c’est la nature et trop la polluer déclenche mécaniquement une poussée de ce mauvais air vicié, celui qui irrite de plus en plus les Istréens.
Un palio à moitié vide, une ambiance morose, des commerçants désabusés, et l’impossibilité de tirer le feu d’artifice à cause… du vent :
Ca ne s’invente pas; heureusement que les bons mots du Maire ont redonné à la fête un sens humoristique.
Toujours prompt à -il ne fallait peut-être pas le dire- devant Auguste ravi de constater les progrès de son ex dauphin, Monsieur le Maire, après avoir retrouvé une forme éblouissante et s’être entretenu avec le collège des ses amis « aïolistes », lance l’idée lumineuse de repousser le tir du feu d’artifices de la Saint-Etienne au réveillon de Noël ! Du grand art !
Une bonne pétarade républicaine avant la messe de minuit, ne fallait-il pas un esprit avant-gardiste pour oser évoquer un tel scénario ? Michel l’a fait !
Ce qui fait dire à un convive, ahuri de tant de naïveté :
« Pourquoi ne pas déplacer Noël en Août et organiser les fêtes de la Saint-Etienne le 24 décembre» ?
Le bon capitaine Matamore, toujours mesuré et réfléchi, rajoutait discrètement :
« Il aime à plaire, mais ne souhaite plaire qu’aux gens de son monde » et PAN !
Dans l’euphorie du moment, la gaieté de l’assistance et par ce vent qui rend tout le monde « fada », le démon de se singulariser à tout prix ne se serait-il pas emparé de notre Michel ?
Dans sa solitude, ne voudrait-il pas paraître en ne réussissant qu’à divertir par cette comédie d’intrigue qui glisse à chacune de ses prises de paroles dans un climat hilarant et fantaisiste, qui sans effort n’a aucune signification morale ni peinture sociale.
Cet art de divertir porte un nom, la mondanité.
Et ce sacré vent qui ne faiblit toujours pas !
UMP ISTRES