Pas facile de gérer les douloureux dossiers humains, celui d’Isabelle LACARA
restera l’exemple de ce qu’il fallait surtout ne pas faire.
Qui ne connaît les nébuleuses contrariétés qu’a subi cette femme mère de deux enfants
ballottée, de promesses en promesses !
Cette fois ci c’est plus grave, c’est l’humain qui était en cause, cela dépasse de loin
les
mercantiles promesses matérialistes non tenues.
Révolu le temps des promesses, c’est celui de la trahison qui vient,
mensonge de son
propre camp politique pour lequel elle s’est battue, cette femme de caractère ne mâche
pas ses mots en écrivant sur son blog :
« J'ai été
très naïve et ce mensonge me touche beaucoup car j'avais donné ma
confiance et aujourd'hui tout s'écroule par ce mensonge écrit et signé par Nicole
Joulia! »
Le ton est excessif mais il dépeint toute la détresse de ces promesses non tenues
qui font mal à l’être humain qui a tant cru, qui a donné toute sa confiance, qui s’est battu
aux côtés de ceux qu’elle a contribué à faire gagner et qui la laissent choir, elle l’amie, la
militante acharnée.
Il est vrai qu’un subtil négociateur aurait
servi de relais entre la mairie et Isabelle…
« C'est
Guy en personne qui m'a appelé fin juin pour me dire que je ne serais pas
intégrée car la mairie rencontrait des difficultés »
Qui est ce Guy en question ? Certainement un directeur de service zélé de la DRH,
bizarre
cette manière de gérer l’administration de la ville, surtout lorsqu’on tente de rejeter sa
responsabilité en invoquant une interprétation :
« j'ai
un courrier entre mes mains signé de Madame Joulia et il n'y a aucune
interprétation, on me prend vraiment pour une imbécile ».
Cri de désespoir d’une femme trahie et humiliée mais qui affiche sur son blog :
« Pour le non respect de l'article L.122-12 ! Le C.C.A.S (centre communal d'actions
sociales) de la ville d’Istres, géré par Madame Murielle Giniès, vient d'être
condamné par le conseil des prud'hommes de Martigues, à me verser 60.000
euros de dommages et intérêts pour le préjudice subit depuis le 1er mars 2006 ! »
Véritable gâchis, c’est le résultat d’une gestion humaine
catastrophique ; Isabelle
LACARA, femme de gauche ne méritait pas cela, nous l’avons toujours respectée pour
ses idées et aujourd’hui encore plus dans son combat contre l’injustice.
Il est évident qu’elle n’en sortira pas
indemne, mais surtout qu’elle garde confiance en
l’avenir, la déloyauté d’une minorité ne doit pas entacher la majorité des citoyens honnêtes
compétents et … de parole.
Isabelle, il faut lire Alain et vivre sa
philosophie :
« La tentation d'être un chef juste et humain est naturelle dans un homme
instruit ;
mais il faut savoir que le pouvoir change profondément celui qui l'exerce »


