Lundi 20 avril 2009
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Cette question je me la suis souvent posée durant ces 15 dernières années, et pour avoir côtoyé de près la précarité, je n'en trouve pas moins une réponse qui
puisse tous nous satisfaire.
Avoir un centre social ne suffit pas à prouver son engagement pour les habitants, car ceux qui souffrent en silence ne savent plus vers qui se tourner, pendant que
d'autres effectuent une tournée symbolique des aides de toutes sortes et connaissent très bien leurs droits : cela s'appelle le nomadisme social et se traduit invariablement par de
l'injustice sociale !
Par expérience je sais aussi que les personnes les plus démunies développent un large sentiment de culpabilité : c'est pourquoi il est primordial, pour
ceux-là, de développer une solidarité active. SOLIDARITE ! La solution peut en effet se trouver là, car l'aide à notre prochain commence par chacun d'entre nous : qui n'a jamais
remarqué dans son quartier, ou qui ne sait, que telle ou telle personne rencontre de réelles difficultés. L'aide sociale doit également se profiler dans les domaines de la psychologie et de
l'aide gestionnaire des budgets individuels, mais ceci se fait au travers de la mission des assistantes sociales.
La crise qui secoue notre pays va engendrer une recrudescence de besoins de plus en plus pressants et si nous n'y sommes pas préparés, nous ne pourrons y
remédier.
Cette préparation il faut y réfléchir longuement avec tous les partenaires sociaux : il serait même judicieux que quelques uns de ceux-ci intègrent les
conseils d'administration des différentes structures afin de partager leur expérience, et surtout afin de faire un état des lieux complet de la situation. Il est en effet courant de constater que
les points discutés dans les conseils d'administration sont bien souvent des points financiers mais ne traitent pas de la réalité du terrain, quand ce n'est pas un conseil d'administration où
l'on entend le : Je, Je, Je, et durant lequel vous ne pouvez vous exprimer ! Voter les budgets, c'est bien, traiter de la réalité et profiter d'un rassemblement de personnes
responsables c'est mieux !
Mais tout ceci ne sera possible que quand la COMPASSION et la VOLONTE auront fait leur œuvre en chacun de nous, et pour cela il faut que
l'individualisme leur laisse une grande place !
VOULOIR c'est POUVOIR. Reste donc à prouver que ceux qui ont le pouvoir ont aussi la volonté de parfaire à la justice sociale avec compassion et solidarité,
afin d'être cette main tendue qui peut combattre et éradiquer l'injustice sociale. Cette action passe bien sûr par les élus, mais elle est aussi l'affaire de tous !
C'est une immense responsabilité mais cette responsabilité, chacun d'entre nous se doit de l'assumer. La vie sociale est un moteur qui se nourrit des différences.
C'est une symbiose qu'il faut pérenniser pour que l'Intérêt général y trouve sa magnificence. Mais elle ne peut vivre que si elle rencontre l'adhésion et l'écoute de tous. C'est pourquoi il est
impératif de défendre, dans l'intérêt de tous, une solidarité bien ordonnée pour un équilibre strict entre les droits et les devoirs !
Elisabeth GREFF
Conseillère municipale
Groupe ISTRES AVEC VOUS (UMP PARTI RADICAL)
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